Bienvenue à tous

Chers amis (ies)

 

Je vous invite ici à découvrir le passé de mon village grace à plusieurs photos très anciennes tirées de ma collection personnelle de cartes postales.

Arpentant depuis maintenant une vingtaine d'années les salons de collectionneurs et les brocantes, j'ai amassé à ce jour environ 70 cartes postales de mon village. A ceci il convient d'ajouter une bonne centaine de photos anciennes ainsi que de vieux films ayant toujours pour theme le village d'Hatrize

Si l'un d'entre vous possède un quelconque document (carte postale, photo, film ou document écrit) relatif à mon village, n'hésitez pas à me contacter.

Mon but est clair, il n'est pas de stocker dans un tiroir des tas de documents mais par le biais d'expositions et articles dans des revues, de transmettre aux futures générations d'Hatriziens un patrimoine photographique qu'il me parait important de protéger.  

Pour me contacter: hervelelievre@aol.com

Je vous remercie pour votre visite et vous dis à très bientot

Hervé

Mardi 7 juin 2005

LE PONT SUR L'ORNE

 

Les hatriziens comme bien d’autres ont l’habitude de franchir l’Orne par ce pont qui fait que les deux parties de notre village ne font plus qu’une.Cependant sans le savoir nous franchissons la rivière à l’endroit même ou les romains passaient il y a plusieurs siècles. Il en est pour preuve la découverte de dalles en pierre de 40cm x 40cm reposant à 2m sous la chaussée mises à jour lors de la pose d’un collecteur entre la maison forte et le mur de soutènement se trouvant de l’autre coté de la rue de Verdun.

Ces pierres sont vraisemblablement les restes d’un gué faisant lui même partie d’une voie romaine qui devait passer par l’actuel et chemin de Metz pour repasser ensuite aux environs de la ferme de Daumont.

Un petit pont fut construit vers 1700, il était en pierre de taille fort bas et fort étroit et se trouvait donc être fréquemment submergé par les eaux lors des crues.Les année s’écoulant, les nombreux passages de roues qui étaient à l’époque en bois ou cerclées de fer avaient fini par user le tablier et après chaque hiver il fallait remplir les creux avec du gravier pour en permettre l’utilisation.

 

La décision de procéder à la mise en chantier d’un nouveau pont fut prise vers 1840 par M.Marchal qui était à l’époque maire d’Hatrize.La première pierre fut posée le 30 mai 1844, la dernière pile fut mise hors eau le 5 septembre de la même année et on passait avec les voitures le 11 novembre toujours cette même année.

Les lisses du garde fou, elles, furent posées dans le courant de l’année 1845.

Ce pont mesure 63m et possède 8 arches. Les piles sont en pierre de taille de Jaumont et en moellons de Hatrize. Les travées comprennent chacune 5 poutre en chêne et le plancher est en chêne recouvert d’un empierrement, les gardes corps sont en bois.

Sur le plan cadastral on peut lire la mention suivante: «pont de bois terminé sur le terrain le 11 décembre 1849». Ce pont a été confectionné par M.Charles Schons entrepreneur de bâtiments domicilié à Briey et a coûté environ 30.000 F.

En 1874 l’usage du pont est interdit pour cause de délabrement, toutes les poutres des têtes sont hors d’état de supporter une charge (deux sont déjà rompues) et une grande partie du garde corps n’existe plus.

Une décision doit être rapidement prise car malgré les interdictions, certains habitants d’Hatrize continuent à utiliser le pont au péril de leur vie.

Plusieurs projets sont présentés pour la reconstruction. Même si il est possible de se fournir en pierres de taille et en moellons dans une carrière située à quelques 200 mètres de là, le coût financier évalué à 20000 francs ne peut être pris en charge par aucune des communes concernées par l’usage de ce pont.

Le conseil municipal de l’époque du alors réfléchir aux différentes options de financement du chantier.

La possibilité de recourir à un emprunt de 5000 francs, une imposition extraordinaire et un prélèvement sur la vente de chênes fut évoquée mais les sommes réunies ne permettaient pas de couvrir la totalité du projet.

Quatre autres versions du projets furent également étudiées mais aucune ne répondait pleinement aux besoins des utilisateurs.

Toutes les communes environnantes (Moineville, Auboué, Valleroy, Labry, Conflans et Jarny) furent sollicitées pour financer une partie des travaux mais toutes refusèrent de participer rétorquant sans scrupule que le pont ne leur était d’aucune utilité. Seule la commune de Giraumont bien que n’ayant aucun revenu, accepta de participer à la hauteur de 50 francs.

Les membres du conseil municipal, révoltés par la réaction des communes avoisinantes décidèrent d’évaluer eux-mêmes la quote part que chacune des communes devait, par solidarité, verser au  financement des travaux. Les éléments pris en compte étaient entre autres, le nombre d’habitants, la distance et les rapports commerciaux avec notre village.

Il faut souligner que le moulin qui était très actif à cette époque était utilisé par bon nombre de personnes des environs.

La participation évaluée de chacun fut la suivante:

8000 francs pour Hatrize, 1200 francs pour Valleroy, 400 francs pour Valleroy, 300 francs pour Auboué, 400 francs pour Labry, 250 francs pour Conflans, 200 francs pour Jarny et 50 francs pour Giraumont.

Cette proposition fut soumise au préfet qui, à l’amère surprise des communes concernées fut reconnue comme bien fondée, à ceci près, qu’Hatrize devait augmenter sa participation de 1000 francs, montant qui serait déduit des sommes que devaient verser les autres communes.

Comme on peut le constater, l’intercommunalité tellement à la mode aujourd’hui, avait à cette époque bien des progrès à réaliser.

Les travaux de réfection effectués, notre pont n’en était pas pour autant au bout de ses peines.

 

  L'ANCIEN PONT

 

A

 

 A l’usure naturelle devait s’ajouter les dégâts subits lors des conflits armés qui secouèrent notre pays à plusieurs reprises et c’est ainsi que le soir du 14 juin 1940 l’armée française fit sauter le pont afin de couper la route aux  soldats allemands (des pierres des anciens piliers sont d’ailleurs encore visibles et reposent sur le lit de la rivière).

Fin 1940, pendant l’occupation, la reconstruction de l’ouvrage mais cette fois en 3 travées est décidée par l’administration civile française. L’entreprise Lelievre et Patenotte de Hatrize d’une part et l’entreprise Filiot de Conflans d’autre part mèneront à bien les travaux qui seront terminés vers le milieu de l’année 1942.

Pendant la période de reconstruction, le franchissement de la rivière se fera soit à gué, soit par une passerelle provisoire soit en barque.

Cest en 1943 que fut décidée la plantation de 25 tilleuls et 12 peupliers pour orner les abords du pont et la place du moulin. 

 

 LE NOUVEAU PONT

                                                        

 

 

 

Aujourd’hui, pour des raisons de mise en conformité, notre pont a suivi une véritable cure de jouvence entre les mains de l’entreprise Berthold. Certaines piles ont été renforcées, le garde fou ainsi que les murets d’extrémité ont été remplacés. A noter que ces modifications ont été réalisées avec beaucoup de goût et cette architecture de style ancien s’intègre parfaitement dans son cadre de verdure et d’eau.

Reste à souhaiter que cet ouvrage, témoin il y a encore peu de temps de nombreux accidents de la circulation

(essentiellement dus à une mauvaise signalisation et une vitesse excessive des conducteurs de l’époque) demeure pour de nombreuses années encore un harmonieux trait d’union entre les deux parties de notre village.

Par Hervé LELIEVRE - Publié dans : hatrize
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Lundi 6 juin 2005

Les carrières à Hatrize

 

 Il existe à Hatrize deux carrières de pierre calcaire dont l'exploitation a cessé depuis plusieurs decennies. La pierre extraite de ces carrières a été en grande partie utilisée pour la construction des maisons du village.

 L'une appelée carrière "Mangenot" est située non loin de la route nationale menant de Briey à Jarny. Laissé à l'abandon, cette carrière fut dans les années 1970-1980, utilisée comme terrain de moto-cross. Autrefois paradis des chercheurs d'escargots et de fraises des bois, elle est à présent peu à peu comblée par le depot de gravats que la société de travaux publics EUROVIA a entamé dès 2003.

L'autre carrière dite carrière "Beaucard" du nom de son propriétaire (qui fut également propriétaire du moulin de Hatrize) est situé en contrebas du cimetière. Encore visible aujourd'hui, elle abrite desormais les nombreux animaux de la ferme attenante.

 

Deux vues très anciennes (fin XIXème ou début XXème) des carrières "Beaucard"

Par Hervé LELIEVRE - Publié dans : hatrize
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